Un jour à la fois, on relève de petits défis.
Chaque petite victoire est un pas en avant.
Chaque petit échec doit nous faire grandir et nous stimuler. Pas nous arrêter.
Parfois on se met le pied dans la bouche. Parfois on a des remords. Et on s'excuse. En espérant que ce soit suffisant. En sachant pertinemment que la blessure qu'on a infligé peut ne pas guérir et qu'on a tourné une page, pour le meilleur et pour le pire.
Et on tente de se corriger. De s'améliorer.
Retour du balancier. Puis-je faire mal autant que j'ai eu mal ? Puis-je infliger autant de mal que j'en ai ressenti ? Oui. Puis-je être aussi généreuse qu'on l'a été avec moi? Puis-je offrir autant, gratuitement, qu'on m'a donné ? Oui.
L'un ne garantit pas l'autre, l'un n'efface pas l'autre. Je suis tout ça. Et je ne m'identifie pas plus exclusivement par l'un que par l'autre. Et je ne dois laisser personne m'identifier uniquement à l'une ou à l'autre de ces facettes.
J'ai un pouvoir sur ma vie. Sur les gens autour de moi. Comme ils en ont sur moi. C'est à moi d'utiliser mon pouvoir à bon escient. Et de ne pas donner aux autres plus de pouvoir sur moi qu'ils n'en ont réellement.
Je suis responsable de mes actes et paroles. Je dois donc en tirer moi-même satisfaction et fierté, déception et honte. Et vivre avec le bon comme le mauvais. C'est ce qui fait que je suis qui je suis.
Mon coeur saigne encore. Il saignera longtemps.
Pour ces personnes que j'ai aimées et que j'aime encore.
Pour ces personnes que j'ai blessées, et que je blesserai encore; Volontairement, pour me protéger ou par vangeance, parfois; Involontairement, par insouciance ou inconscience, parfois.
Indépendance. Dure. À. Mettre. En. Place. À. Vivre. Et. D'en. Subir. Les. Conséquences.
Je voudrais parfois revenir en arrière, au facile, à qui j'étais, à cet inconfort si rassurant parce que connu. Je pourrais ainsi continuer à blâmer les autres de mon malheur et ainsi justifier d'y demeurer... Je n'aurais qu'à arrêter de trop penser, trop réfléchir et ne plus chercher à comprendre et à améliorer...
Mon coeur saigne. Et je sais que retourner en arrière ne le ferait pas arrêter de saigner. Au contraire.
C'est pourquoi je continue d'avancer. Un jour les blessures cicatriseront, si on arrête de retourner un fer dedans.