15 octobre 2008
On tourne une autre page...
Je ferme le blogue.
Le tricot restera afin de contenter les passionnées, ainsi que les liens pertinents dans la barre de gauche.
Pour le reste, peut-être publierai-je un jour. En attendant, à la prochaine...
Et cette chanson de Bon Jovi est toujours aussi pertinente.
L'intuition est le plus beau cadeau que m'a fait la vie.
33 ans avant que je ne sache la déchiffrer et l'écouter sans la bousculer.
Parfois je souhaiterait qu'elle se trompe, mais c'est rarement arrivé. Et malheureusement, je ne peux pas la commander. Elle se manifeste selon son désir propre, sans avertir, et repart aussitôt.
Depuis quelques années je m'étais fixé un objectif et j'avais l'impression de grimper une montagne en gardant toujours l'oeil sur le sommet. Parfois des chemins de travers ont facilité la montée même s'ils me faisaient redescendre pendant un moment ou m'éloignaient de mon but en apparence. Parfois d'autres attraits me déconcentraient et m'attiraient dans d'autres directions. Mais j'ai gardé le cap.
J'ai l'impression d'avoir atteint ce premier objectif, d'atteindre un plateau, sans vraiment savoir quelle sera la prochaine étape. Je suis au Lean-To du sommet. Je sors ma carte, attend le lever du jour et explore les environs en préparant mes réserves pour la suite.
40 ans... c'est un beau chiffre rond qui nous mène en 2015, un autre beau chiffre rond. Les filles vont avoir 13 ans, Éliane 7 ans, Dingo 9 ans, mon père 72 ans et mon cher voisin 55 ans.
Je me suis vue à plusieurs endroits à 40 ans depuis mon enfance. Selon où la vie me barouettait, plusieurs points communs revenaient à chaque visualisation. Je dis 40, mais ce n'était pas une fin en soit. Juste un repère.
La première référence est celle de mon adolescence: à 40 ans je serai vétérinaire et j'aurai pris la relève de Louise pour gérer Miaouf. Ensuite, au CÉGEP, j'ai répliqué à mon père qui s'inquiétait de me voir bifurquer vers l'agronomie faute de notes suffisantes pour la Faculté de médecine vétérinaire: je serai vétérinaire à 40 ans, mais je le serai un jour.
Puis, avec mon chum agriculteur, je me voyais transformer la maison de ferme en gîte à vocation pédagogique tout en étant consultante agronome.
Ensuite, avec le père de mes enfants, je me voyais avoir ma ferme et communiquer ma passion par l'écriture, l'enseignement, l'implication sociale, que sais-je.
Toujours, je retrouve les mêmes fondations à mes projets: ambition, reconnaissance, flexibilité, créativité, diffusion et transmission d'information, contact avec une clientèle avertie ou non, multidisciplinarité, autonomie, accomplissement, leadership.
Toute seule à mener ma barque. Professionnellement.
Mais pour y arriver, fallait y croire. Croire que je pouvais seule y arriver.
33 ans. Yé pas trop tard.
Et je crois que j'ai trouvé où et comment.
C'est-y pas vermeilleux?
Parachutée par hasard (m'enfin, hasard... faut le dire vite. Vous y croyez, vous, au hasard?) juste en plein dans le mille, en plein dans ma talle.
Juste au bon endroit au bon moment.
Ce serait trop beau pour être vrai si ce n'était pas autant d'ouvrage! 